Emmanuel Petit est un ancien joueur de football français.
En 1985, il est repéré par Arsène Wenger, alors entraîneur de l’AS Monaco. Il devient, à 15 ans, l’un des arrières (central ou gauche) de l’équipe réserve du club.
En 1989, à 19 ans, il intègre l’équipe professionnelle de l’AS Monaco, alors Championne de France en titre, et est sélectionné pour faire parti de l’équipe de France en 1990, lors d’un match face à la Pologne. Il est d’ailleurs, cette année là, la révélation de l’année selon France Football.
En 1991, il gagne son premier titre de Champion de France avec l’ASM face à l’Olympique de Marseille, et dispute la finale de la Coupe des Coupe contre le Werder de Brême en 1992.
En 1997, il remporte le Championnat de France et décide de quitter la France pour aller rejoindre Arsène Wenger, à Arsenal.
Il est replacé en milieu récupérateur, et remporte le titre de Champion d’Angleterre.
Il gagne également sa place en équipe de France pour la Coupe du Monde 1998, où il marque le 3ème but en finale face au Brésil et le 1000ème but de l’équipe de France.
Il est sélectionné pour l’Euro en 2000, remporté par la France.
Après un an au FC Barcelone (2000-2001) et un retour en Angleterre à Chelsea (2001), il rompt son contrat suite à des blessures répétées au genou et met un terme à sa carrière de joueur professionnelle le 21 janvier 2005.
Depuis, entre autre, il est consultant pour France Télévision ou encore l’Equipe. Il participe aux émissions de pronostic sportif et commente les matchs de League Cup (Coupe anglaise), de Coupe de France et Coupe de la Ligue.
Il aura été sélectionné 63 fois en Equipe de France, et aura marqué 6 buts.
Emilie Gomis et le basket, tout sur ses activités, ses choix, ses engagements…
L’interview retranscrite…
Emilie, à quelle âge as-tu commencé ta carrière sportive ?
J’ai commencé à l’âge de 9 ans à Evreux, dans le club de l’ESBVA. Depuis l’âge de 6 ans, j’en faisais un petit peu dans le terrain qu’il y avait juste derrière chez moi et mon papa m’a demandé tout simplement si je voulais en faire en club. J’ai tout de suite dit oui parce que j’étais quelqu’un d’assez active et je me suis tout de suite plongée dedans, en allant dans ce club-là, dans cet esprit collectif que j’ai pu avoir dès le début avec mes coéquipières. Apparemment, dès mes premiers entraînements j’ai eu des facilités alors j’ai continué dans cette voie là.
Et tu as vraiment commencé par le basket directement ? C’était le tout premier sport que tu as pratiqué ?
Non, j’en ai fait deux en fait. J’ai fait en parallèle de l’athlétisme. J’étais, on va dire, assez forte au 200 et 400 mètres et au saut en longueur mais j’ai arrêté à l’âge de 13 ans car j’ai dû rentrer en centre de formation en sport-études. Je n’ai pas pu faire les deux ensuite, j’ai dû choisir.
Et ton choix s’est orienté pour le basket pour quelle raison ?
Parce que c’est déjà un sport en salle et que je suis assez frileuse ! (rires) L’athlétisme c’est quand même à l’extérieur… Et pour l’état d’esprit collectif, c’est surtout ça ! C’est un sport co et être tout le temps, en tant que jeune, avec mes copines, voyager ensemble… C’est plus ça qui m’a attiré en comparaison avec l’athlé.
Le choix de passer pro s’est fait quand et comment ? Naturellement ?
On rêve toutes d’être sportives de haut niveau et d’en faire son métier. J’avais ça au fond de ma tête mais ça c’est fait quand je suis sortie de l’INSEP, à l’âge de 18 ans. A l’époque je ne m’imaginais pas encore être professionnelle parce qu’on attend quand même des demandes des clubs, quand on arrive à la dernière saison. Quand Tarbes m’a appelé, je me suis dit que j’étais capable de jouer en pro. On regarde les stars d’avant avec des grands yeux, on se dit « nous jamais on pourrait faire partie de cette équipe là » et quand un grand club comme Tarbes m’a appelé, là j’y ai cru. J’ai su que je pouvais devenir une joueuse professionnelle
Aujourd’hui on a passé un bon moment avec les enfants, qui t’ont effectivement tous regardé avec des grands yeux comme tu le faisais à l’époque en regardant les championnes. Quel conseil as-tu envie de passer à ces filles, qui sont aujourd’hui dans cette position?
Déjà ça me fait super plaisir qu’elles me regardent comme ça car comme vous l’avez dit j’étais pareil avec les autres filles et le conseil que j’ai envie de leur donner c’est vraiment qu’elles prennent du plaisir ! Je sais que j’ai eu beaucoup de plaisir à jouer à mes débuts. Là c’est plus pareil en professionnel. On a toujours le plaisir mais comme c’est en pro, c’est quand même une compétition, c’est différent.
Qu’elles prennent du plaisir à jouer, qu’il y ait du partage car c’est une nouvelle fois un sport collectif. Il faut donner, être altruiste envers ses coéquipières et que ce soit un choix personnel aussi, que ce ne soit pas que les parents derrières qui poussent.
Il faut qu’elles en profitent ! A cet âge là on ne peut pas leur parler de professionnalisme ou quoi que ce soit et surtout on est là pour leur parler de l’alimentation ! Qu’elles s’alimentent bien, leur dire qu’il ne faut pas boire n’importe quoi, que la seule façon de s’hydrater c’est l’eau…
Voilà, leur donner ces bases que j’ai pu avoir en étant jeune. C’est vrai que maintenant je ne fais même plus attention. Quand les gens me demandent si je fais attention à mon alimentation je réponds que c’est normal de bien manger parce que je sais très bien que sans cette bonne nourriture ou cette bonne alimentation je ne pourrais pas être épanouie dans mon sport.
Je pense que c’est la seule chose que je peux leur apporter à leur âge, éventuellement.
Justement tu as commencé à parler de cette opération basée sur l’alimentation et la nutrition, « Bien manger, c’est bien joué ! ». Ce n’est pas la première fois non plus que tu interviens dans cette opération. Pourquoi as-tu choisie de t’y impliquer?
C’est tout à fait normal pour moi. Enfin, je ne sais pas si c’est normal pour tout le monde mais moi ça me touche vraiment : d’être vraiment proche des jeunes et de pouvoir leur inculquer ce qu’on a pu me donner. Je trouve ça aussi normal, quand je vois les petites qui me regardent avec des grands yeux, de les aider à mon tour comme on a pu le faire à mon époque.
La question ne se pose même pas. Quand on m’a proposé de pouvoir faire cette action j’ai tout de suite dit oui, ça m’a même touché parce que je me demandais pourquoi moi ! (sourire) Ca m’a fait super plaisir et j’adore les gamins, être entourée de ces jeunes là. Si je peux essayer de leur apporter quelque chose c’est vraiment un bonheur !
C’est un bonheur pour nous aussi de t’avoir car tu as été géniale avec les enfants !
J’avais un petit peu le trac, je pense qu’ils ne l’ont pas remarqué mais j’étais aussi stressée qu’eux! (rires)
En tout cas ça ne s’est pas remarqué. Tu as parlé un peu tout à l’heure de la place de la nutrition dans ta carrière sportive. Tu peux nous en dire un peu plus ?
Ce n’est pas possible de séparer le sport et l’alimentation, même à mon âge ! J’ai 26 ans et quand on arrive à cet âge-là, on fait attention, parce que quand on est jeune on se dit qu’on n’a pas besoin peut-être de ça, ça ou ça… Mais quand on arrive à un certain âge avec des petits bobos, qu’on a du mal à récupérer par rapport à avant… Je sais que je prêtais peut-être moins attention à certaines choses que maintenant parce que j’ai des petites blessures à droite à gauche et que je dois me nourrir autrement et essayer de m’adapter en fonction de mes soucis.
Donc non on ne peut pas du tout mettre ça de côté, c’est un truc qu’on doit nous inculquer… Comme sur le terrain, quand on joue au basket, qu’on a certaines tactiques… On n’en parle pas mais en dehors il faut que ce soit une habitude. On ne peut pas faire sans et ça se ressent assez vite de toute façon. Quand on commence un petit peu à se laisser aller, on a des baisses de régimes. Moi je sais que des fois, pendant les vacances, quand on n’a pas de compétition ou quoi que ce soit il y a des moments où on se laisse un peu aller mais on a du mal à revenir, il faut aussi penser à ça. Et quand, au fur et à mesure des années, on apprend cela, on commence à prendre l’habitude de manger correctement.
Donc le conseil pour bien manger et bien jouer pour les enfants serait de s’y mettre le plus tôt possible ?
Le plus tôt possible ! Déjà rien que par rapport à la croissance, sans parler du sport, même pour la vie de tous les jours, je pense que c’est un apport d’énergie qui est très important vu qu’ils sont assez actifs. Cela passe par les parents, les professeurs, les entraîneurs. On doit leur inculquer cela dès le début parce qu’après c’est assez difficile pour eux de changer d’alimentation. On ne change pas comme ça du jour au lendemain !
Essayer de les aider autrement aussi, car j’ai entendu une petite qui me disais « Moi je n’aime pas manger certains aliments », donc peut-être les aider à les manger autrement en rajoutant quelques petites sauces ou des saveurs pour essayer de leurs donner un goût différent. Moi c’est comme ça qu’on m’a aidé à apprécier certains aliments que je n’aimais pas du tout auparavant. Voilà, ça se fait petit à petit mais c’est tous les jours, tous les jours, tous les jours… Et constamment.
Et toi alors, es-tu plutôt frites ou fruits ?
Moi je suis fruits ! J’adore les fruits ! (rires) Je crois que c’est assez maladif, j’adore vraiment les fruits. Ca a été depuis toute petite, pendant mon enfance. Dans ma famille, qui est assez nombreuse, ma mère nous a toujours dit de manger des fruits, on n’avait jamais tout ce qui est gâteau au chocolat, etc… Il n’y en avait jamais à la maison. Je pense que c’est aussi ma mère qui m’a beaucoup aidé par rapport à ça. On avait droit à ce genre de gâteau pour les anniversaires ou à Noël, parce qu’on le méritait, mais elle savait très bien ce qui était important pour nous. Au début on ne le comprenait pas spécialement bien. Mais j’ai eu de la chance ! Le fait de ne pas aimer le chocolat c’est certainement très rare et je suis vraiment fière de ne pas aimer toutes ces cochonneries. A cause de ça j’aurais peut-être pas été comme cela physiquement, aussi en forme et pu accéder à ce niveau dans mon sport.
Ton plat préféré, ce serait quoi ?
Ouh ! Ca n’a rien à voir avec tout ce que je viens de dire ! (rires) Oh la la !
Le mafé en fait… qui est un plat sénégalais. C’est à base d’une sauce aux cacahuètes. Alors là il n’y a pas plus gras !! (rires)
Ca c’est un truc à ne pas manger avant un match parce qu’on est super lourd ensuite et qu’il faut deux jours pour récupérer.
Après on le fait comme on veut, ça dépend des pays, il y a de l’agneau et c’est assez graisseux, il y a beaucoup de graisse ! Et j’adore ! Ca me rempli le ventre pendant une journée entière. C’est mon plat préféré, qui me manque énormément, alors un petit coucou à ma maman qui j’espère va bientôt venir me voir pour pouvoir me faire ce plat là !
L’équilibre, ça se travaille au quotidien, notamment dans l’assiette. Du petit-déjeuner au dîner, chaque aliment joue son rôle… et nous aide à rester dans le match !
Une bonne alimentation, c’est quoi ?
C’est 3 ou 4 repas équilibrés par jour, sans grignotage… et avec du plaisir ! Ça permet de résister à l’effort et d’apporter à son corps tout ce dont il a besoin.
Concrètement, ça se traduit comment ?
Pour bien démarrer : un bon petit-déjeuner ! Du pain ou des céréales, un fruit ou jus pour les vitamines, un laitage pour la croissance et les muscles, et un liquide pour se réhydrater après le réveil !
Au déjeuner comme au dîner : un féculent (pâtes, riz…), des protéines (poisson, viande, œuf), des légumes pour les fibres et les vitamines, et au dessert : un laitage ou un fruit selon son envie. Si on a faim dans l’après-midi, le goûter idéal c’est : pain, chocolat noir et verre de lait. Une banane et un yaourt, c’est pratique et c’est bien aussi !
Et en résumé, ça donne quoi ?
- Environ 5 fruits et légumes dans la journée, pour les vitamines et les fibres,
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